Faux-plat

22 janvier 2013

FauxPlat is Back -- Tour Down Under

Première course world tour de la saison, premières têtes d'affiches au rendez vous, fauxplat ne pouvait pas manquer ça. Nous voilà donc de retour sur la route, qu'on a tendance à oublier depuis quelques semaines, les pleurs chez oprah, et les grandes déclarations et repentances ayant plus fait le buzz ces dernières semaines. On oublie pas non plus Alessandro Ballan qui a peut être dit ciao à sa carrière avec une méchante chute pendant l'intersaison, qui lui a couté la rate, quelques côtes (Alessandro est plutot grandes plaines des Flandres donc ça va), et un demi-rein qu'il pourra échanger avec Fabien Lemoine. Hommage aussi à Burry Stander, star du VTT renversé par un chauffard alors qu'il s'entrainait chez lui en Afrique du Sud, et qui lui ne s'en est pas tiré. Manière de rappeler que ces types font un métier de dingue, et que quand on s'engage à 120km/h dans une descente sur des roues de 2cm de large, sans protection autre qu'une seconde peau en lycra, l'EPO ne change pas grand chose.
Mais comme le disait de Gaulle, la France (qui toute entière avait été résistante) doit oublier pour repartir de l'avant. Rendez vous donc dans la nuit en Australie, pour le Tour Down Under (accessoirement aussi le TOur de San Luis en Argentine) en Australie, ou les coureurs vont chercher l'été, pendant qu'ici J.P Pernaud nous parle du record de froid qui touche la France en alerte orange (étonnant pour un 20 Janvier).
JP Pernaud d'ailleurs, si il savait hiérachiser les priorités et parler un peu moins des -15° à Aurillac et un peu plus de vélo, parlerait sans doute d'une course plate comme une galette des Rois (Hommage au meilleur artisan de France, depuis sa patisserie de Savigny-sur-Orge ou Bazouges-la-pérouze). La encore, j'aurais tendance à lui dire de parler moins vite mais que voulez vous, il faut bien entretenir le cliché Téeiféein que l'Australie c'est des Kangourous qui gambadent dans la plaine et des mecs qui soufflent dans des pots d'échappement pour faire du bruit. TOUT CA POUR DIRE QUE: le Tour down Under est loin d'être une course plate, chiante, réservée aux sprinters. (A répéter dix fois pour que ça rentre). Sur 6 étapes, il n'y en a que deux qui sont réservées aux purs sprinteurs. Ca ne veut pas dire que ça n'arrivera pas au sprint à chaque fois. Mais les organisateurs, et c'est une nouvelle mode assez agréable qu'on retrouve par exemple souvent sur le Giro, ont fait l'effort de durcir le final des étapes pour permettre à tous les types de coureurs de s'exprimer. Si Milan San-Remo se termine souvent par un sprint, elle n'en reste pas moins l'une des classiques les plus interessantes à regarder. Le combat entre les différentes catégories de coureurs (des purs sprinteurs à la Cavendish aux grimpeurs/punchers à la Nibali) rends la course toujours indécise et ne consacre pas toujours le plus fort dans un domaine précis, mais celui qui s'adapte le mieux aux évenement le jour J. Le Tour Down Under est clairement basé sur cette philosophie.

La première étape, à priori réservée aux sprinters est relativement plate, sans être dépourvue de difficultés, notamment une petite bosse sur le circuit final qui peut faire mal aux coureurs un peu faibles en ce début d'année. Il y aura match (comme toute la semaine quasiment) entre un coureur comme Greipel, le plus rapide du plateau, et des coureurs un peu moins rapides, mais un poil plus polyvalents, comme Edvald Boasson Hagen ou Matthew Goss (qui en plus aura une grosse équipe autour de lui et qui jouera à domicile). Le deal est simple: si Greipel est bien placé à cinq kilomètres de l'arrivée, ça devrait le faire pour lui, sinon c'est ouvert mais un Matthew Goss devrait pouvoir s'appuyer sur un gros train pour enfin en retrouver la gagne après des deuxièmes places en pagaille. (On oublie pas le gros Marcel Kittel, dont on ignore toujours le véritable niveau).
Prono : 1 Greipel 2 Goss

La deuxième étape est un remix de la première, en un peu plus dur dans le final, avec cette fois une vraie bosse à moins de 10km de l'arrivée. Difficile cette fois d'imaginer un Greipel jouer la gagne. EBH et Goss devrait par contre être toujours là, et devront peut être composer avec des attaques lancées par des vrais puncheurs. Gerrans devrait rester tranquille pour favoriser un sprint si GreenEdge joue la carte Goss, mais on peut imaginer qu'un Gilbert voudra se tester et montrer un peu son maillot de champion du monde. Si il se sent bien, on peut imaginer qu'il attaque dans la dernière montée. Pour autant, après seulement deux jours de course, on peut imaginer que les Orica-GreenEdge seront encore là pour faire le boulot pour leur sprinter, et ramener tout le monde à la raison.
Prono : 1 Goss 2 Boasson Hagen

Day 3 in Australia, et première arrivée en haut d'une bosse, après une étape en montagnes russes (1500 m de denivelé). La bosse d'arrivée n'est pas compliquée en soi, mais après une étape sans répit, et avec la chaleur à laquelle on est pas forcément habitué en Janvier, difficile de ne pas imaginer un homme fort s'imposer. Difficile de faire des pronostics, tant l'état de forme primera sur les qualités intrinsèques. La répartition des rôles sera interessante chez GreenEdge, avec Goss et Gerrans en double lame, qui peuvent prétendre à la gagne, mais où la perspective du classement général devrait projeter Gerrans comme n1. Boasson Hagen, Gilbert et Gerrans sont en théorie favoris, attention quand même à des costauds partis de loin, sur une étape difficile pour un peloton.
Prono : 1 Boasson Hagen 2 Gerrans 3 Gilbert

Retour au calme entre les deux étapes reines pour la quatrième étape du TDU avec cette étape promise aux sprinteurs. Profitant d'une entame un peu difficile, une échappée devrait sortir assez rapidement, pour être ramenée dans le poulailler pendant les derniers kilomètres. On peut imaginer les Lotto et les GreenEdge assumer la poursuite, dans un duel à trois entre Greipel, Goss et Marcel Kittel. Le final est plat comme la main et je sens bien le jeune allemand faire le hold-up, dans un duel de bourrins face à Greipel. Goss parait un peu limité niveau puissance pour rivaliser sur une telle arrivée, même si il est parfaitement emmené. 

Prono : 1 Kittel 2 Greipel 3 Goss

 

Avant dernière étape rime souvent avec étape reine, et le Tour Down Under 2013 n'échappe pas à la règle. Le classement général se jouera dans la dernière ascension de Willunga Hill, une belle montée d'un peu moins de 5km aux alentours des 6-7%. Duel de puncheurs en perspective, où il ne faudra pas de kilos en trop pour jouer la gagne, et de la puissance pour finir le boulot dans l'emballage final. L'an dernier, Valverde avait dominé Gerrans d'un boyau dans un duel à deux, et on peut imaginer que l'australien sera de nouveau à son aise dans ce remake. Cette fois, un Gilbert en forme sera dans le rôle d'épouvantail, mais attention à ne pas trop se regarder, Boasson Hagen (qui aura peut-être un maillot de leader à défendre) devrait comme d'habitude dans les parages en mode passe partout habituel, prêt à coiffer tout le monde si les plus costauds dans la montée attendent un peu trop avant de tout donner. J'ai envie de dire Gerrans, surmotivé à domicile, et qui connaît très bien l'endroit. Premier test aussi pour Andy Schleck après sa saison pourrie de l'an passé.
Prono: Gerrans devant Gilbert.

La parade classique dans les rues d'Adélaïde pour une dernière étape enfin plate comme une galette des rois. Le leader du général au départ ne devrait pas être inquiété, sauf si un sprinteur comme Goss ou EBH a réussi à se maintenir au contact au général et peut renverser la donne grâce aux bonifs attribuées à l'arrivée (10 secondes au vainqueur, comme à chaque étape). Une belle ligne droite d'arrivée, pour un beau duel entre les trains Lotto et GreenEdge, et où le gorille Greipel devrait imposer sa puissance.
Prono : Greipel Goss Kittel

Prono classement général : EBH Gilbert et Gerrans, dans tous les ordres possibles.

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04 novembre 2012

Le Tour de France 2013 en 10 questions à la con.

La Corse au début : Prise de la Bastille ou révolution de couloirs?
Pour le coup, ça pue le flop. Quand je vois Christian Prudhomme se masturber en imaginant que Cadel Evans allait attaquer dès la troisième étape en anticipant un chrono par équipes le lendemain qui lui ferait perdre du temps... Il a oublié ce que c'était une première semaine de Tour ou quoi? C'est 160 types, au top du top de leur forme, encore archi-frais, qui courrent dans l'idée de faire gagner 20 autres types... Un col à 50km de l'arrivée, et une pauvre bosse que même Vincent Jérome passe grand plateau, et il croit que c'est "une journée pour les puncheurs"??? Les puncheurs qui vont sortir, ils prendront 10 secondes à tout péter dans la bosse, et derrière ça roulera à 70 à l'heure sur du plat. En foot ça serait jouer à 8 contre 11, sans prendre la potion Russo/Corréenne à l'EPO de Dr Guus Hiddink, c'est mort. No way.
Le Lendemain encore mieux. Cette fois on nous vend "une possible première explication entre les favoris"... En vrai c'est aussi improbable que de battre le Brésil 3-0 en finale de coupe du monde avec un but de Petit. Serieusement, 3eme étape du Tour de France, aucun enjeu, personne n'a encore d'écart à boucher, ça monte jamais au dessus de 500 mètres, le dernier col est à 15 bornes de l'arrivée. Ca attaquera tout simplement pas parce que n'importe qui veut faire quelque chose au général sur ce Tour, et a saisi le concept de "gestion de l'effort" aura compris qu'après le col il restera minimum 30 ou 40 équipiers pour rouler, le couteau entre les dents pour au choix : faire revenir leur leader, rentrer sur les échappées pour faire gagner leur sprinteur, ou simplement parce qu'on déteste tellement les espagnols depuis qu'ils se la petent avec leur Barca et avec Popeye/Robocop/Nadal qu'on roule derrière eux même si ça sert à rien... La troisième étape c'est pour Sagan et pis c'est tout. Bon je dis pas qu'on verra pas une attaque de Voeckler en haut du col, histoire de s'assurer une place au vingt heures et à l'Elysée, mais il fera deux bornes devant, se fera reprendre, et engueulera les motos de France Télé pour avoir abrité le peloton... "Sans ça c'était sur je gagnais!"
Donc voilà, la Corse, c'est mieux qu'un départ dans la Creuse ou en Sologne, mais ça reste assez prétentieux de dire que c'est une révolution, et surtout personne à part les cyclix et les Thierry Adam et Jean Paul Olivier de France Télé, qui pourront se faire péter la braguette en dissertant sur les criques découpées des iles sanguinaires, personne ne peut dire que ça vaudra ce qu'on a vu récement lors de grands départs dans le Nord, en Belgique et en Hollande. En terme d'ambiance (parce que non, une bombe artisanale sur la route ne vaudra jamais 15.000 flamands bourrés à la Vedett le long d'un Talus de Nord), d'histoire, et de Terrain, parce que le vélo, c'est des bosses, des pavées et du vent (à ce propos on devrait tous observer une minute de silence en hommage à Franck Schleck: merci à toi mon vieux Francky pour cet énorme strike sur les pavés du Nord en 2010, merci d'avoir foutu le bordel sur une route de 20 cm de large, merci d'avoir sacrifié ta clavicule (tu me dira, une de plus une de moins quand on s'appelle Franck Schleck et qu'on se pète le doigt à chaque fois qu'on enfile des gants...) pour une demie-heure de grand spectacle. Panem et Circenses mon vieux, tu as tout compris, on va se faire chier sans toi, fucking UCI. #Gladiator


Les pyrénnées courtes et en première semaine : bonne idée?
Ca monsieur, et ça parrait toujours con quand on le dit, mais c'est les coureurs qui vont le décider. Une étape de montagne en début de tour c'est comme le sel. Si on en mets pas assez c'est fade, et si on en mets trop c'est dégueulasse après... Souvent, soit il ne se passe rien, soit Armstrong ou Contador est obligé d'attaquer pour rentabiliser un peu le boeuf espagnol qui coute cher, colle une minute à tout le monde sauf à un danois de 20 kilos encore plus dopé que lui, et plie le tour à deux semaines de la fin. Et c'est là que ça devient très très chiant. Tous les grands tours de France des dernières années se sont organisées autour d'un duel équilibré, qui se met en place tôt et qui est pret à basculer jusqu'au bout. Contador - Schleck 2010, Landis - Kloden 2006, Armstrong - Ullrich 2003 (le meilleur depuis le meilleur des meilleurs de 89)... Pourquoi choisir entre long et intense quand on peut avoir les deux...
Donc voilà, trois scénarios possibles. Le premier et plus probable, la sky visse dans le Port de Pailhères et la montée vers Ax, 5 ou 6 mecs déjà cités dans les favoris s'accrochent, et au final on en sait pas plus qu'on départ du tour, bref un coup dans l'eau alors qu'on s'attendait à un feu d'artifice, comme quand on t'offre une orange à Noel en te disant qu'il y a cinquante ans c'était le top. Avant d'enchaîner par une semaine chiante dans les plaines, ça la fout mal. Deuxième cas possible, on retrouve le vrai Contador. Enervé par l'interdiction des steaks de tofu aux hormones, il affute le pédalier, Jesus Hernandez se prends pour Manuel Beltran et fait sauter Porte, Uran et Rogers dans les 500 premiers mètres de la montée vers Ax, et Pan, Contador flingue, s'envole, et gagne avec 45 secondes d'avance sur Froome. Rangez vos bobs skoda, le tour est fini, l'angleterre déprime. Le scénario parfait, qui est aussi tout à fait possible, c'est une vrai course de mouvement dans les Pyrénnées, qui dégage deux ou trois hommes forts, sans pour autant tuer le suspense pour la gagne.

Le buzz autour de l'alpe deux fois dans la même étape est il justifié?
Du point de vue du télespectateur pas vraiment. Ca restera une course de côte dans la dernière montée de l'Alpe, et monter l'alpe une première fois auparavant ne change pas grand chose par rapport à une montée du Glandon ou du Galibier. Ce qui ne veut pas dire que l'étape sera grandiose, comme toujours à l'alpe. La combinaison étape longue et difficile + pourcentages très difficiles dès le pied permet les attaques, accélère les défaillances, démultiplie le spectacle. Toujours. 2011, étape de dingue avec la victoire de Rolland; 2008 le jour de grace de Sastre qui gagne son Tour sur une montée dingue; 2006, Klöden qui attaque plus de fois en 15 kilomètres que pendant toute sa carrière (Faut dire qu'on allait pas laisser gagner un rouquin, faut pas déconner, le seul et unique, c'est Ullrich, punkt schluss); 2003, la meilleure étape du meilleur tour, avec un Armstrong pour une fois menacé... On peut continuer longtemps. Bref, l'Alpe, ça reste l'Alpe, qu'on la monte 2 ou 7 fois avant, ça reste un spectacle de 14 kilomètres et d'environ 40 minutes qui est souvent le moment N1 quand on fait un best-of du Tour. C'est d'ailleurs bien possible que le Tour 2013 soit plié à l'Alpe d'Huez.
Pour les spectateurs qui auront eu le courage de faire la queue pendant 1 semaine et qui ne se feront pas fait dégager par les videurs au pied de la montagne, ça sera fou. Quand les derniers passeront pour le première fois en haut, il faudra attendre une petite heure (qui passe encore plus vite avec un peu d'alcool basque dans le sang) avant de revoir passer les premiers, soit quasi 3 heures de spectacle inintérompu dans un décor de rève, dans une ambiance folle, là ou s'est écrite l'histoire du Tour. Si en plus la caravane passe et distribue des Cochonou deux fois dans la journée... On peut mourir tranquille, le plus tard possible, mais on peut mourir tranquille. Si vous aimez le vélo et que vous voulez emmener vos potes fans de foot voir le tour, c'est ici et pas ailleurs.

Le Ventoux avant les Alpes, bien ou pas bien?
Peut-etre la meilleure idée de ce tour 2013. Placer le Ventoux avant les alpes, et pas à la veille de l'arrivée comme en 2009. Le Ventoux la veille de l'arrivée, ça sonne bien, ça sonne aussi bien que le dernier duel dans Le Bon, la Brute et le Truand, la chute finale dans l'écrin révé d'un col mythique. En vrai, il y a 80% de chances que le Tour soit plié bien avant la veille de l'arrivée... Et là c'est Christian Prudhomme qui aurait l'air con avec une montée mythique mais inutile sur les bras. On a l'arme du crime, les protagonistes, mais pas le mobile pour s'attaquer. Si le Tour est plié au pied du Ventoux, le géant de provence ne sert plus à rien et devient une montée comme les autres. Une montée ou Tony Martin peut s'imposer comme en 2009, alors que le Ventoux est le domaine réservé des Virenque, Pantani and co. Au contraire cette année, le Ventoux peut-être décisif. Il sera peut-être la première grande explication entre les favoris. Les écarts entre les 6-7 premiers seront encore faibles, sans doute sous les deux minutes, la journée du lendemain n'est pas trop difficile donc on peut attaquer sans arrière pensée, en clair le Ventoux c'est la première et la meilleure opportunité pour les grimpeurs de reprendre le temps perdu sur le chrono du mont St-Michel. De 6-7 coureurs encore en théorie en lice pour la gagne, on passera à 2 ou 3, les deux ou trois qui seront probablement sur le podium à Paris. La vérité du Ventoux sera la vérité du Tour, en dégageant les meilleurs en montagne. Avec un chrono valloné par la suite, mais surtout l'étape de l'Alpe d'Huez et du Grand-Bornand, tout est fait pour que la tendance du Ventoux soit confirmée par la suite, sauf si Landis est sur le Tour, auquel cas on est plus sûrs de rien après 2 ou 3 bières.

Un beau Tour pour papy mamie?
Clairement. Corse, beaucoup d'étapes dans le sud entre mer et montagne (en gros les 20 étapes moins la diagonale Bretagne-Lyon), le Mont St Michel, Versailles, les Champs-Elysées la nuit... Beaucoup de premières, et pas beaucoup d'étapes "champs de betteraves, pluie et tournesol" hormis les 3 étapes entre Fougères et Lyon... Pourquoi c'est toujours les étapes les plus moches qui se terminent toujours au sprint???

Des étapes de plaine aussi chiantes que d'habitude?
Pas dit, des massifs (Corse, Pyrénnées) avant la plaine qui vont fatiguer les équipier et aideront les échappées, des étapes piège sur le bord de mer (Montpellier), des petites bosses (Albi, Lyon). Cavendish gagnera 4 ou 5 étapes, pas 7 ou 8, et il y aura du spectacle et des pièges. Par contre limitez vous à 10 minutes par jour pour miser sur betclic et mater le sprint entre le 11 et le 13 Juillet, parce qu'il ne va rien se passer...

Les 3 étapes ou tout va se jouer?
Ax-3 domaines, 7 kilomètres ou un mec en super forme peut prendre un avantage psychologique décisif, comme Contador à Arcalis en 2009.
Le ventoux, long, pentu, après une étape marathon de 240km, c'est le baromètre des 5 derniers jours.
L'alpe, parce que l'Alpe fait toujours des écarts. Et parce que même s'il reste deux étapes de montagne, l'avantage pris peut être décisif. Ca dépendra de la situation. Si par exemple, un Froome défend du temps gagné en chrono face à un Contador ou un Schleck, ça ne sera pas plié. Si Contador est en Jaune au soir de l'alpe, c'est fini.


Le tour sera plié quand?

Au soir de l'Alpe ou du Grand Bornand, et peut être bien avant si Froome ou Contador assomme tout le monde Armstrong style dès Ax 3 domaines. Pour un tour aussi chiant que pendant les années US Postal.


Qui va gagner?
Pour l'instant, et même si le tour à lieu dans 8 mois, on s'oriente vers un duel entre Froome et Contador. En théorie c'est aussi un parcours pour Schleck mais bon on se demande si le kid est pas fini.
J'ai tendance à mettre une petite pièce sur Froome si il est aussi fort que cette année: Il a une super équipe, sera mieux protégé qu'Obama quand il fait un discours, bref il ne perdra pas une seconde dans la plaine. Ensuite la Sky assomera le Contre la Montre par équipes, surtout face à la Saxo-Bank de Contador qui reste clairement moins puissante. Ajoutez à ça les 50-60 secondes qu'il gagnera sur le premier contre la montre individuel. Ca fait environ 1 minute 30 d'avance sur Contador. Or le tour va se jouer sur combien d'étapes en montagne, combien de fois la course va elle vraiment exploser, même avec Contador comme chef artificier? Ax 3 domaines? C'est court et loin de l'arrivée, et la Sky va imposer un train d'enfer jusqu'en haut. Reste le Ventoux, l'Alpe d'Huez, peut-être l'étape du Grand-Bornand. Mais vu ce qu'à montré Froome cette année, ça va pas être facile de le lâcher, même pour un Contador au top du top. Et entre lâcher quelqu'un et lui prendre 30 secondes à chaque ascencion, il y a une gouffre. Et toute attaque de loin risque d'être suicidaire, la Sky c'est pas Rodriguez et les Russes de Catyousha, gamin. J'ai bien peur que Contador n'ait que très peu d'opportunités l'an prochain, trois quatre périodes d'une quinzaine de minutes ou les cerbères de la Sky ne seront plus autour de leur leader. Une heure, pas plus. Une heure pour faire basculer le Tour face à un Froome énorme cette année, et peut-être encore plus fort l'an prochain. Ca s'annonce dur, mais bon on connait Contador, une occase un but, un peu comme Adriano dans PES 6.


Cocorico? Un parcours taillé pour les francais?
Franchement, on s'attendait à un parcours montagneux, et depuis qu'on l'a, les actions françaises remontent en flèche. De la montagne partout pour Pinot et Rolland. Le phénormène départ en Corse, avec des bosses dès les début du tour va peut etre éviter les chutes classiques de première semaine. C'est logique, plus ça grimpe, plus chacun est à sa place, moins on a besoin de frotter pour se replacer, et moins il y a de chutes qui flinguent le tour de certains coureurs au bout de trois jours de course, et surtout des types comme Rolland qui n'ont pas 8 brutes pour les protéger comme Schleck avec Cancellara, Evans avec Hincapie and Co, et Froome avec les boys de la Sky. Rolland et Pinot faisaient jeu égal en montagne avec Nibali, Van den Broeck et compagnie. Si ils sont aussi bons cette année, voire meilleurs vu leur age, ils peuvent viser le Top 5 tous les deux, même si en théorie Contador Froome et même Schleck, s'il se refait des cuisses et un mental, sont intouchables. Rolland vainqueur en haut du Ventoux le 14 Juillet, on peut en rêver.
Pour tous les autres, il faut relire ce que je viens de dire sur les étapes de transition de ce tour 2013. Il va y avoir des occazes pour les baroudeurs, à condition d'être patient. Vers Albi, Bagnères-de-Bigorre, Lyon et Gap, on peut voir 3 ou 4 échappées aller au bout. En haute montagne aussi, mais la palette de vainqueurs d'étape potentiels est plus restreinte. On peut en plus rêver d'une victoire au sprint d'un Français, pas arrivé depuis Casper en 2006, mais Bouhanni et Démarre ont une victoire sur le Tour dans les cuisses. 

Voilà, un Français dans le Top 5, un autre dans le Top 10 et maillot blanc, 4 ou 5 victoires d'étapes, ça serait quand même un bon bilan, en attendant le prochain Hinault.

 

 

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27 août 2012

Les dix qui vont faire Septembre

Septembre, le bouquet final de la saison de Vélo. Après le blues Post-Tour de France du mois d'Aout et ses tours du Bénélux, de Pologne et autres pays à densité zéro de spectateurs sur les routes, Septembre marque le retour vers l'Europe du vélo avec la vuelta et les championnats du monde, souvent organisés dans des régions de cyclisme, Italie Suisse et France en tête. Le retour à du plus classique, et le retour des ténors du peloton souvent au repos après le Tour. Aout est le mois des seconds couteaux qui ont loupé leur tour, alors que Septembre voit revenir certaines stars du Tour sur la Vuelta, et les Stars des Classiques de printemps sur les championnats du monde, à la conquête du titre suprême. Dans cette liste des dix qui feront Septembre, pas étonnant donc de retrouver les Big Things du peloton, de Contador (Le N1 mondial des courses à étapes) à Gilbert (Le plus ou moins N1 mondial des classiques, de retour au bon moment) en passant par Sagan et Boasson Hagen les étoiles montantes du vélo. 

1-2-3-4 : Contador, Valverde, Froome et Rodriguez dans un Remake de Tarantino 

Les quatre hommes forts d'une Vuelta marquée par la rage et l'union sacrée des espagnols contre l'Empire Brittanique. Au Rageomètre, Contador aka la mariée de Kill Bill qui veut flinguer tout le monde et Valverde aka Marcellus Wallas qui veut dégommer la Sky par dessous tout, font péter tout les compteurs dans une Vuelta explosive depuis le premier jour et qui promets les 2 meilleurs semaines de Grand Tour en 2012 (après un Giro et un Tour moyens niveau spectacle) début Septembre. Contador à la haine contre ceux (cad la Terre entière) qui l'ont torpillé pour avoir bouffé un steak pas Bio, et Valverde à envie de décapiter les Sky parce que ces petits salopards ont embrayé après une chute anodine de l'Espagnol, sur une étape à priori sans pépin, et alors qu'il revenait au top. Et on le sait, la haine est le meilleur des moteurs, à la guerre comme sur un vélo. (Sauf pour Cancellara qui lui en a un vrai, de moteur). Du coup, pour filer la métaphore Tarantino, Froome à la rôle de Brett, le mec dont on se souvient jamais mais qui est pourtant la star de la meilleure scène du film. Cette même tête de benet, et le même rôle de celui qui à voulu entuber le Mac du coin, en l'occurence ici Valverde et ses gringos de la Movistar. Probablement aussi la même fin, tant on voit mal comment le Robert Gesink de Nairobi pourrait résister aux espagnols qui ont juré sa perte, l'exemple de Contador qui ne relaye pas l'Anglais alors que Rodriguez et Valverde sont largués est révelateur. Dans cette vuelta spectaculaire, celui qui pourrait tirer les marrons du feu c'est "Purito" Rodriguez. Il compte un petit matelas d'une minute d'avance sur le reste de la meute, qu'il devrait perdre sur le contre-la-montre, mais tant que les 3 autres penseront à se flinguer plutôt qu'à gagner la Vuelta, Rodriguez, entouré d'une équipe solide pourra résister en montagne et faire parler son punch ailleurs. Avant Froome, celui qu'il faut peut-être descendre une bonne fois pour toute c'est peut-être lui. En tout cas, ces quatres là nous promettent deux semaines assez fun. 

5-6-7 : Gilbert Sagan et Boasson Hagen : les probables rois du Cauberg, ligne d'arrivée des Mondiaux, kilomètre du mois, voire de l'année pour certain.

Il y a 75% de chances pour que l'un des trois devienne le roi de Septembre en endossant le maillot de champion du Monde. A la régulière on ne voit pas qui peut vraiment les battre, il n'y a pas beaucoup plus fort en bosse et pas beaucoup plus rapide au sprint, en sachant que les Greipel, Cavendish et compagnie ne seront pas là dans le final des mondiaux, trop durs cette année pour les purs sprinteurs. Sagan, Gilbert et EBH, c'est trois profils similaires mais quand même un peu différents qui s'affrontent. Sagan est de loin le plus rapide des trois au sprint, Gilbert sans doute le meilleur dans les bosses, et EBH est dans sa position classique de l'entre deux (Voir EBH, victime d'une époque). Une sorte de pierre feuille ciseaux version vélo. Si on arrive dans un groupe d'une cinquantaine de coureurs, Sagan sera là et alignera tout le monde au sprint. Si un petit groupe de puncheurs se forme en haut du Cauberg, juste avant la flamme rouge, EBH, en grande forme, peut en être et alors il n'y aura pas grand monde pour lui résister au sprint, probablement pas un Gilbert, un Rodriguez ou un Valverde par exemple. Si la sélection est encore un peu plus importante, et que ni Sagan ni EBH ne sont là dans le final, Gilbert sera très dur à manoeuvrer. 

8 : Simon Gerrans, le ptit filou. 

La grosse côte des mondiaux. Sans Cancellara (out jusqu'à la fin de saison) pour l'emmener, ça risque d'être un peu plus dur que sur Milan San-Remo. Mais quand même. Gerrans à le profil. Très bon puncheur, aussi rapide qu'un Gilbert au sprint, il a la chance de n'être pas considéré comme une star du peloton et sait se faire oublier, un atout énorme dans une course souvent bizarre comme les championnats du monde. Si Sagan et EBH sont out sous la flamme rouge, il reste lui et les belges pour un sprint pour le maillot Arc en Ciel, comme dans Mario Kart. 

9: Les Belges. 

Gilbert est l'arbre qui cache la foret. Dans le genre costaud, endurant, qui passe bien les bosses et qui va vite au sprint, en gros la recette gagnante dans la plupart des championnnats du Monde, ils sont une flopée à venir du pays d'Eddy Merckx. Au choix, Gilbert, Vanendert, Meersman (attention à lui, il a passé un cap cette saison), Van Avermaet, Leukemans, sans oublier la mobylette De Gendt. Ils pourront être dans tout les coups dans un final presque à domicile, et ça pourrait payer. La plus grosse équipe fin septembre, pouvant jouer sur plusieurs scénarios. D'ailleurs comme le dit Cyrille Guimard, "toujours se méfier d'un belge au sprint". #ADNflahute

10: Degenkolb : 2m12, 180kg, Johan "John" Degenkolb, dans la lignée de Dédé (pas Gignac, on parle cuissot, pas MacDo) Greipel, perpétue la tradition des nageuses de l'ex-RDA toutes en formes. Un bon bourrin qui vient d'en claquer trois fin Aout, et qui pourrait bien continuer sur sa lancée début septembre sur les deux dernières semaines de la Vuelta. Il peut allonger son compteur sur les 10eme, 13eme, 18eme, 19eme, et 21eme étapes. Avouez qu'un improbable record de 8 victoires en une Vuelta, ça aurait de la gueule. Heureusement que Goss est pas là, ça lui ferait 8 deuxièmes places en plus, le bad.

Numéro Bonus, Robert Gesink

Le Futur ex-futur Héros du Pays n'a plus que Septembre pour sauver deux saisons moyennes, marquées par la poisse sur le Tour. En embuscade sur la Vuelta, il peut faire un Podium si Rodriguez et Valverde coincent en haute-montagne, avant d'enchainer sur des mondiaux à domicile. Dans une équipe sans vrai leader, il pourrait faire un champion du monde à la Evans fin Septembre. Pour celà, il faudra terminer seul, et il faudrait une sacrée dose de réussite pour que ça arrive. Mais bon, comme le dit si bien Sylvain "Nietzsche" Chavanel, "dans le vélo la roue tourne". Allez Robert, muscle ton jeu, sur un malentendu ça peut passer. 

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30 juillet 2012

Les notes des équipes du Tour 2012 : Part One, ceux qui s'en sortent bien.

Sky, le 18/20 du Geek à lunettes

On en connaît tous un. Le roux tout maigre à la coupe bizarre, qui sort tout le temps des stats bizarres, qui se tape les super notes mais que tout le monde veut taper à la récré. Ouais, la Sky 2012 de Wiggo c'est Jean-Jérome le lèche-cul du primaire. Ca gagne, mais pas vraiment au talent, plus en calculant tout avant chaque contrôle. Ca gagne, mais sans faire bander les foules, au contraire. Ca gagne, parce que comme le dit Wiggins "quand Michael Rogers est à 450 watts à l'avant du peloton, c'est impossible de s'échapper et de faire 500 watts pendant une demie-heure". A la fin c'est quand même les deux premiers du général, 6 victoires d'étape, et une mainmise totale sur la plus grande course du monde. Mais voilà, Wiggins à gagné un tour sans être épique, et pire, certains remettent en question sa légitimité au vu de la force de Froome en montagne. Du coup pas de 20. Un bon 18, et si on ne regardait que les résultats aucune autre équipe n'aurait la moyenne face à cette équipe. Mais tout est relatif. Pour avoir 20, il aurait fallu un tour de dingues, ou un truc de dingue. Pour le Tour de dingues, c'était baisé dès le début en l'absence de Contador et Schleck, qui auraient pu magnifier un Wiggins victorieux. Pour le truc de dingue, il à manqué 7 secondes. Sept secondes lors du prologue contre le monstre Cancellara. Sept secondes qui auraient pu permettre à Wiggo d'être en jaune du début à la fin du Tour, un truc que ni Armstrong, ni Hinault, ni personne depuis Nicolas Frantz en... 1928. Sept secondes pour un 20/20. 

 

Liquigas, l'anti-sky : 16

Les premiers du reste du monde. Les premiers représentants des latins contre la domination anglo-saxonne des chiffres, du plateau-ovale, et "des années de recherche pour la meilleure diététique en vélo". Et qui comme meilleure tête de rayon que Peter "Tourminator" Sagan. Le Roger Milla du vélo, le premier à faire Forest Gump en passant la ligne, le rebelle face aux sourires en coin tout en contrôle de Wiggins. Plus que pour les résulats, du domaine du très très bon (seule équipe avec la Sky a mettre deux coureurs sur les podiums à Paris), c'est pour la fraîcheur qu'elle a apporté qu'on retiendra Liquigas sur le Tour 2012. La fraîcheur de Sagan et de Nibali, le seul à tenter de faire péter l'armada Sky. L'image de Nibali dans la roue de Sagan dans la descente du Grand-Colombier, une minute devant des Sky pas franchement rassurés par les %%% de la descente est l'un des symboles de ce tour. Celle des deux seuls résistants d'un Tour tétanisé, celle qui dit "tant qu'on en aura la force, on ne vous laissera pas de répit". Il a manqué un peu de testostérone à Nibali à 100 kilomètres de l'arrivée dans l'étape de Peyragudes pour tenter le truc intentable, celui qui rate dans 95% des cas mais qui peut faire de vous un très grand. De toute façon il n'y avait pas grand chose à faire, et Nibali n'a pas besoin de ça pour gagner le respect. Nibali et Sagan vs Froome et Wiggins, c'est Pantani et Cipollini vs Riis et Ullrich, l'acteur porno qui se fait baiser par le geek, mais avec brio. 

Europcar 16

Peut-être encore mieux que l'an dernier. Et pourtant que pouvait on attendre de cette équipe au départ. Cent kilomètres de contre-la-montre pour Roro, un genou rouillé pour Vovo, c'était sur, ça allait être le plantage du tour. Probablement un abandon piteux pour Voeckler, une 15eme place pour Rolland, même pas premier français, bouffé par Coppel sur la route de Chartres. Trois semaines, trois étapes et un maillot à pois plus tard, l'équipe de JRBerneaudau rentre encore un peu plus dans la légende. Celle des David contre Goliath qui forge le Tour. C'est simple, on a l'impression que Voeckler est le nouveau zizou, et c'est pas cette année que ça va changer, avec ses deux victoires avec un genou en moins et les conneries de la génération 87 en Ukraine. Pour tester un peu, j'ai tapé "Tour de France 2012" dans google.uk. Le premier résultat à tomber? Pas Wiggins, pas Froome, pas le Cav, mais "Voeckler's epic win in Luchon". Un symbole. 

FDJ : 14 pour les larmes de Madiot. 

La dernière fois qu'on l'avait vu en pleurs, c'était dans les bras de Totophe Mengin qui venait de lacher la plus belle victoire de sa carrière sur une putain de ligne blanche (pas celles de Gascoke, celles des passages piétons) dans les rues de Nancy. Sur la route de Porrentruy, 8eme étape du Tour 2012, Marc Madiot nous a encore sorti un énorme numéro, la tête à la fenètre de la voiture FDJ. Un numéro presque aussi énorme que celui qu'était en train de réaliser Tib' Pinot, l'un des futurs-grands de la FDJ. Madiot est le seul directeur sportif à pouvoir nous faire presque pleurer par les mots. Et aux connards qui feront un classement similaire et qui placeront BMC devant la FDJ, je réponds : allez d'abord vous toucher sur John Lelangue et sa positive attitude à deux francs belges. A lui tout seul, sans pédaler, Marc Madiot en transe vaut deux fois le maillot blanc de Tejay Van Garderen (un autre futur très bon par ailleurs). Si on ajoute à ça le top ten d'un mec de 22 ans, et la victoire du revenant Pierrick Fédrigo, on à là un tour plus que réussi. Il manque juste un maillot distinctif pour taper le 15/20.

Lotto, le nouveau caïd du dernier kilomètre : 14

Comme le dit sa majesté Cyrille Guimard, "la nature à horreur du vide". Sky à 100% derrière Wiggins, il fallait une autre équipe pour remplacer le train HTC du Manx Express. Au départ à Liège, il y avait 2 grands prétendants. La GreenEdge de Goss le poissard, et la Lotto du Dédé le bourrin. Verdict : Lotto par K.O. Trois victoires pour Greipel, il a plus que réussi sa mission et pour la première fois a gagné autant sur le Tour que Cavendish. Pareil pour VDB, et sa quatrième place, c'est bien. Mais on reste un peu sur notre faim quand même. Greipel, en se faisant enhrumer sévère par le Cav sur les deux derniers sprints n'a pas non plus gagné son combat. VDB était bien, mais un peu juste pour le podium. Si on ajoute à ça le fait que Greipel et VDB sont largement battus par des Sagan Cavendish ou Nibali au Buzzomètre, on se dit que cette équipe a honoré son contrat, rien de plus. 

 

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18 juillet 2012

Les trois scénarios de la fin du tour : la logique confirmée, la défaillace de Brad, l'épique épopée Nibali

Aujourd'hui on m'a demandé qui pouvait encore gagner le tour. Il m'a pas fallu longtemps pour ravaler mes excès d'optimisme. Rolland ou Van Den Broeck en jaune à Paris Dimanche, il faudra avoir sacré fumé pour le voir. En fait il en reste pas beaucoup des prétendants. Deux, plus deux demis, soit 3. Wiggins, l'homme à battre, Nibali qui à les couilles et les jambes mais à qui il manque encore un tout petit truc (au hasard le jump de Contador), plus les jambes de Froome ( mais castré par la Sky qui veut voir les favoris de Wiggins sur la plus haute marche à Paris, en mode Waterloo le remake) et le mental d'Evans qui n'a pas ses jambes de 2011. Si on foutait les jambes du Kenyan-British sous le maillot BMC d'Evans, il y aurait un gros gros coup à jouer, tellement Froome à l'air supérieur en haute montagne. Mais bon, un demi mec, ça fait un pygmée, un Samuel Dumoulin, mais pas un vainqueur de tour. On peut donc éliminer Evans de nos scénarios. Evans ne gagnera pas le tour cette année tout simplement parce qu'il est moins fort que trois autres gars. En battre un sur un coup tactique c'est jouable, trois c'est pas possible. On va garder Froome sous le coude tout simplement parce que s'il joue sa carte perso, c'est lui qui gagne, et que c'est toujours possible. Révolution ou explosion de Wiggins qui change les priorités chez Sky, par exemple. Plus que trois coureurs en lice donc. Wiggins, le grand favori, Nibali le challenger, Froome celui qui peut ramasser tout le monde à la petite cuillère si il se passe un truc pas normal. Trois coureurs, trois vainqueurs pour trois scénarios.

Script 1 : Wiggins : moteur, Gagnez.

En jaune sous l'arc de triomphe sur les coups de 17h15 de ce dimanche 22 Juillet, Brad se demande comment il aurait bien pu se faire entuber cette année. Après tout, il a toujours donné l'impression d'être facile, et a devancé au général les autres favoris du premier au dernier jour. Il a bien senti qu'il était prenable en haut du tourmalet mercredi, mais personne n'a rien tenté. Et puis de toute façon, qu'est ce que ça aurait changé? Il a gagné avec 4 minutes d'avance sur son pote Froome, 5 sur Nibali son premier vrai rival. Même si l'Italien avait attaqué dans le Tourmalet, et que des tifosis avaient mis des clous dans la descente pour faire dérailler son beau train bleu et noir (des supporters du Milan sans doute), il aurait perdu quoi? 2 minutes? 3 grand max? Il avait encore de la marge, sans compter qu'il n'a même pas fait le chrono à fond, pour permettre à Rogers l'ancien champion du monde d'aller chercher un bouquet en forme de récompense pour trois semaines d'efforts. Nan vraiment, il n'y avait rien à faire. Comme sur Paris-Nice, le Tour de Romandie, ou le Dauphiné, il était facile, porté par la forme de sa vie, une équipe démente et beaucoup de contre-la-montre. Seul lui et lui seul pouvait se saborder. On ne sait jamais. Le stress, on oublie de s'alimenter, on perd le tour... Ca peut aller vite. Mais là vraiment, en plus d'être le plus fort, il n'a fait aucune erreur. Un tour finalement, c'est trois semaines, mais pas beaucoup plus de pression qu'une poursuite olympique où l'on joue en quatre minutes quatre années de sa vie. Peut être qu'un autre aurait pété un cable, pas lui. Attaqué dans la descente de Peyresourde mercredi, il ne s'est pas affolé. Il valait mieux lacher vingt secondes à Nibali qu'un clavicule sur les routes pyrénnéenes. Le lendemain, Nibali en a mis une, dans Peyresourde encore, mais plus pour se donner bonne conscience qu'autre chose. De toute façon Wiggo a avoué qu'il se sentait super bien ce jour là. Pas pour rien qu'il a tenu à aligner Froome, Nibali et Van Den Broeck à Peyragudes une demie-heure plus tard. A 500 mètres de la ligne, le tour était gagné, et il le savait, du coup il s'est fait plaisir et a attrapé son étape en ligne pour asseoir vraiment sa place au panthéon des très grands. Samedi soir, christian Prudhomme a dit que le tour 2013 ferait la part belle à la montagne. Wiggins a tout de suite compris qu'il ne le gagnerait pas. Mais là, maintenant, il s'en fout. Il à gagné son tour, celui que tout le monde voulait puisque celui de 2013 est pour Contador.
Il pense déjà à ce qu'il va dire dans trois minutes, quand il sera interviewé sur la podium après Nibali et Froome. Il pense à un truc du genre "Comme Thierry Rolland disait, 'des médailles d'or aux JO, un Tour de France, après ça on peut mourir tranquille' ". Ca devrait passer Bradley. T'es pas le plus bandant sur un vélo, mais t'es un marrant. Bravo en tout cas.

 

Script 2: Froome et la Sky à qui perd gagne.

Putain c'est ce qu'on appelle avoir du nez se dit Sean Yates en mattant Froome Froome défiler en jaune à Paris. Enfin défiler, c'est vite dit. Le soldat Chris a passé plus de temps ces trois derniers jours à essayer de réconforter son pote Brad qu'à apprécier. Faut dire que si l'autre n'avait pas explosé, c'était dans la poche pour lui. D'ailleurs il ne s'en est fallu de peu pour que Froome perde le tour avec son leader. Une panne d'oreillette selon lui. Le twitt rageux de Mme Wiggins "C'est marrant ces oreillettes qui tombent en panne quand le boss dit d'attendre le leader" n'y changera rien. Quand l'ancien Kenyan a vu Nibali partir comme un avion dans la montée vers Peyragude, il n'a pas hésité, il a suivi, plus à l'instinct qu'autre chose, pour défendre sa deuxième place avant tout, puisque Michael Rogers et Richie Porte était avec Wiggins pour assurer le tempo. Deux minutes à bloc, à essayer de s'accrocher à la roue de l'italien. C'est un kilomètre plus haut, quand il a enfin pu se retourner, et qu'il a vu Wiggins deux lacets plus bas qu'il a compris qu'il se passait un truc pas normal. Il restait quinze kilomètres à Nibali pour renverser le Tour, et les directeurs sportifs de Sky sont venus le voir gueulant comme un Madiot depuis leur voiture. "Ralentis Chris, ralentis, Bradley est pas bien, il faut que tu l'aides." Mais il avait tout de suite compris. En un kilomètre, il avait pris 500 mètres d'avance sur son leader. Même tout l'EPO du monde n'aurait pas pu faire autant de miracles. Wiggins était tout simplement en train d'affronter la défaillance pour laquelle Christopher Froome priait tout les jours. Fallait pas être Einstein pour comprendre. Alors Froome à suivi le rythme de l'italien, sans le relayer pour ne pas se faire allumer par tout le Royaume à son retour, là où on aime pas les traîtres. Et puis à trois kilomètres de la ligne, alors qu'il était toujours dans la roue de Nibali et que l'ardoisier venait d'indiquer qu'ils avaient trois minutes d'avance sur le groupe maillot jaune, son directeur sportif est monté à sa hauteur, l'air hagard, et lui a juste balancé trois mots : "Joue ta carte". Dis avec ce putain d'accent Anglais, ça sonnait presque doux, alors que ces trois mots étaient sans doute les mots les plus importants qu'il lui ait été donné d'entendre en 27 ans. Alors au plus fort de la pente, il a mis une première mine. Nibali est revenu, au courage. Pas sur la deuxième. Et il lui a repris les 25 secondes qui lui ont permis d'avoir un matelas d'une minute sur l'italien et sur Wiggins à l'abord du dernier contre-la-montre de cette fin de tour complètement folle. Sur les 53km entre Bonneval et Chartres, Froome et Wiggins devaient alors s'expliquer à la pédale, enfin. Loin de tout soupçon de traîtrise, loin du bluff, du jeu de dupes qui couvait chez Sky depuis trois semaines. Lui contre son ancien Boss, avec une minute d'avance à défendre sur 53 kilomètres. Une seconde tous les 1000 mètres, ça paraissait encore jouable pour Wiggins. Ça l'était, puisque le londonien est aujourd'hui deuxième, à sept secondes du Kenyan, record Fignon-Lemond battu. 7 secondes, même pas 100 mètres. A Paris, c'est comme en 89, mis à part que la joie de Froome est plus mesurée que celle de Lemond. Mais là légende est la même, et c'est Bradley qui a perdu. Ballot, surtout que l'an prochain, c'est pour Alberto.

 

Script 1 : Nibali, la victoire au gout du passé.

"Épique", "jouissif", "légendaire". Vicenzo jouit presque en repensant aux gros titres collés à son portrait dans l'équipe de Jeudi, et qui seront les mêmes demain Lundi. Il faut dire qu'il la bien mérité. L'étape de Mercredi est entré dans la légende, plus encore que la chevauchée d'Andy en 2011, parce qu'encore plus longue, et encore mieux exécutée. 80 bornes d'échappée, deux monstres (Sagan puis Basso) en points d'appuis, pour reprendre les 4 minutes qu'il fallait reprendre. La magie des barouds du passé, appuyée par les moyens modernes à offert un Tour et la gloire éternelle au Sicilien. Un orgasme de 2h et demie et trois cols pour le monde entier, un cauchemar pour l'Angleterre. En réalité un plan préparé pendant des jours, minutieusement, et réalisé sans aucun accroc. Il n'en fallait pas de toute façon, sinon c'était foutu. Il FALLAIT que Sagan et Basso prennent l'échappée du jour. Il FALLAIT que la course se durcisse dès l'aubisque, pour fatiguer la Sky. Le reste, c'est comme du papier à musique. Un accéleration progressive de Silvester Szmyd (qui n'a rien fait de son année, sauf ça) sur un kilomètre pour faire péter Porte et Rogers, une attaque à mi-pente dans le Tourmalet, là où la pente est la plus difficile. Et un contre-la-montre de 80 kilomètres. Il fallait avant tout faire un petit écart dans le Tourmalet, il est passé avec 25 secondes. C'était peu, mais suffisant. 25 secondes en haut, une minute trente en bas, là ou Peter Sagan l'attendait pour 7 kilomètres à bloc dans les premiers faux-plats d'Aspin avalés à bloc, quand le petit peloton maillot jaune temporisait, les leaders se regardant en chiens de faillance et avec Froome comme seul "équipier" pas près à tout sacrifier aussi loin de l'arrivée. A 5 kilomètres du sommet d'Aspin, au moment où la route se cambre de nouveau, Sagan s'écartait laissant Nibali avec deux minutes d'avance avant quatres kilomètres de montée, puis une descente, puis un Peyresourde, puis une nouvelle descente technique. De quoi faire tout basculer si le physique suivait. Aspin avalé à bloc, une descente rageuse, la roue d'Ivan Basso pendant quelques kilomètres le temps d'avaler les faux-plat précédant Peyresourde, puis 10 bornes avant le sommet. Les dix bornes les plus longues de la vie du Squale. Dix bornes de souffrance et d'adrénaline à chaque passage de l'ardoisier lui faisant était d'un écart stabilisé au dessus des trois minutes, malgré le train infernal de Froome et Wiggins à l'arrière, qui avaient fait sauter tout le monde dès Aspin. 3'20 au sommet, avant une descente magistrale, que l'Italien aurait pu faire les yeux fermés, tant il l'avait reconnue. Encore et encore, la dernière fois pendant la journée de repos, pendant que Wiggins roulottait sur son Home-Trainer en donnant des interviews. A l'arrivée 3'58 d'avance sur Wiggins et un maillot jaune. Collé à la roue de l'anglais le lendemain, ne restait que le dernier contre-la-montre. 53 kilomètres en enfer pour le paradis. Comme c'est souvent le cas ( Contador 2007, Sastre 2008), le grimpeur sort les tripes, tandis que le rouleur, écrasé par la pression semble affalé sur sa machine, moins puissant qu'à l'accoutumée. Une demie minute sépareront Wiggins du bonheur à Paris. Une demie minute que l'Italien est allé chercher au plus profond de lui même. On disait que Wiggins ne pouvait perdre le tour que tout seul, par une défaillance. Il n'en a rien été. Le numéro de Nibali était simplement trop hors-norme....

Probabilités :
Scénario 1 = 90%
Scénario 2 = 5%

Scénario 3 = 5%

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06 juillet 2012

Le Bingo-Adam du Tour

bingofinal

 

La grille du Bingo-Adam pour des soirées Redif endiablées

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05 juillet 2012

La FAQ du Tour 2012

C'est à peu près la même qu'en 2011 et 2010, sauf que les réponses sont pas les mêmes... (Les maillots jaunes s'envolent, seul Thierry Adam reste)

 

Qui a perdu le Tour?


"Attention, étape dangereuse aujourd'hui! On y gagnera pas le tour, mais on peut le perdre, danger ." LA phrase des JP Ollivier (suivie d'une anecdote sur le tour 56), Thierry Adam ( suivie d'un commentaire anti spectateurs qui courrent à côté des coureurs) et autres Jaja (suivie d'une anecdote sur les chutes et autres conneries d'Alex Zülle, cascadeur suisse). 

Vous allez être surpris, mais Thierry Adam s'est complètement planté : aucun favori n'a perdu le tour. Alors que le Tour 2010 voyait Frank lacher une clavicule sur les pavés, et que la grande faucheuse du Tour 2011 se faisait les clavicules de Van Den Broeck, Wiggins, et de toute la Team Radioshack, plus le dos de Gesink, et faisait perdre des minutes à Contador dès le premier jour, en 2012, rien. Nada. Aussi chiant qu'une course de F1 sans accident (Au passage, pensée pour Maria de Villota, victime d'un énorme crash il y a deux jours). Malgré le vent et la pluie du Boulonnais, les pièges et chutes de la première semaine, là où un Zülle ou un Mayo perdaient 7 minutes et un podium sur le passage du Gois, aucun favori n'a été piégé. Bon pour le suspense, moins pour le spectacle d'une première semaine assez soporifique hormis pendant les 5 dernières bornes de chaque étape.

Greipel est-il le nouveau Boss du sprint?

Greipel = Vitesse du Cav - Kick du Cav <=> Greipel = Cavendish - 1mètre

Au lendemain d'une découverte sur l'origine du monde et tout et tout, je me suis dit que rien ne valait une bonne formule. Pour les L et anciens L, je voulais juste dire que sur un sprint, Cav, au lieu des 5 habituels mettait plutôt entre 1 et 2 mètres à Greipel cette année. Deux raison : Le british à bossé les bosses en pensant aux JO de Londres, et à perdu un peu de punch, et Greipel est encore plus fort. Si Cavendish a toujours son kick comme l'arrivée à Tournai l'a montré, il ne va pas plus vite que Greipel, qui en plus de ça est entouré d'une équipe énorme. A tournai, Cavendish à trouvé la formule gagnante, prendre la roue de son seul rival et tenter de le sauter sur la ligne. Pas de bol, faut pas avoir le prix Nobel pour comprendre que la roue arrière du Boche est la bonne roue à prendre. Ils sont cinq à avoir là même idée. Du coup, embouteillage, accrochage, mangeage de bitume. Putain de populace, on est mieux emmené dans son trône HTC, où personne vient vous emmerder. Gros gros duel en perspective entre Dédé la Brute, Mark le truand, et Matti le gentil. 

La première échappée gagnante c'est pour quand? 


Pour dimanche Richard. Ca tombe bien c'est le jour où Gustave et Suzane sont en famille devant la télé. Jusqu'à demain c'est bouché, ça finira au sprint. Samedi pourquoi pas, mais la dernière montée est tellement dure que si ça s'attaque entre les favoris, et ça attaquera, les eventuels échappés de résisteront pas. Dimanche, c'est quasiment certain. Il y aura des coureurs loin au général qui auront un bon de sortie, et le leaders voudront s'économiser avant le chrono du lendemain. Une étape typique de moyenne montagne pour un Moncoutié ou un Hoogerland. 

Qui sera premier Français à Paris? 

Pierre Rolland. Péraud pas en forme, et Coppel lachera en montagne, quand Rolland sera avec les cadors. Malgré les cent kilomètres de chrono, je vois Coppel lacher plus de cinq minutes à un Rolland qui à l'air très très facile depuis le début. C'est un tour qui sur jouera sur les chronos entre les tout meilleurs, mais la montagne reste la montagne, une fois qu'on est laché du groupe des leaders, l'écart monte très vite, or je ne vois pas Coppel suivre les favoris du tour. 

Combien va en gagner encore Sagan? 

Entre 2 et 4 selon sa réussite. C'est jouable pour lui à Porrentruy, Annonay, Foix, et il claquera peut être une étape de plat quand les sprinteurs seront usés et sans équipiers. 

Wiggins, il est bien ou il est pu bien?

Bof. Un énorme prologue, (2eme, comme sur Paris-Nice ou le Dauphiné où il a gagné ensuite), mais pris dans les chutes et parfois un peu laissé tomber par des mecs qui ne savent pas trop frotter (Rogers et Froome par exemple). Pas très serain, l'étape de Samedi sera importante niveau confiance.

Cancellara en jaune jusqu'à quand?

Samedi. Sprint jeudi et vendredi, il n'a pas assez d'avance pour garder le maillot dans les pentes de la Planche des Belles-Filles, même si ça ne s'explique pas vraiment. Nibali (à 1s d'Evans), Gesink (à 9s d'Evans) ou Rolland en jaune samedi soir?

Quels maillots à Paris? 

Sagan en vert, assurément. Il va scorer partout et tout le temps, honnetement je suis surpris de voir Cav lui disputer les sprints intermédiaires. Moncoutié ou Nibali à poids. L'échappée pub de Moncoutié montre qu'il flippe toujours autant dans un peloton, mais aussi qu'il a des fourmis dans les jambes. Nibali, à l'insu de son plein gré c'est possible si le squale fait tout péter de loin en montagne. Cote à 40/1 sur Betclic. En blanc c'est ouvert, mais je sens bien Tejay Van Garderen faire une Rolland. Scotché à son leader Cadel Evans, solide dans les chronos. Il faudrait un énorme Kruiswijk ou un énorme Wouter Pouls mais je n'y crois pas. Attention à Tarama, toujours là sur le tour et qui pourrait réussir là où il a échoué l'an dernier. Cofidis sera à son service. En jaune? Ben, Wiggins, of course. 

 

 

 

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02 juillet 2012

Comment faire ses pronos sur une étape de plaine du Tour par Madame Irma

Une étape de plaine classique, au scénario classique. Une échappée pub sortira en début d'étape, pas certain d'ailleurs que ça se bagarre beaucoup pour sortir, vu qu'il n'y a quasiment aucune chance d'aller au bout. A moins qu'elle n'ait un trop bon pedigrée (5 ou 6 bons rouleurs ou plus), on lui laissera du champ, mais le peloton reviendra dans les dix derniers kilomètres. Première opportunité pour les sprinteurs, ça veut aussi dire que leurs équipiers sont frais, ce qui ne laisse absolument aucune chance aux courageux du jour. 

Dans, ce cas, pas la peine de la jouer au plus malin et de tenter de miser 10€ sur Stéphane Augé avec l'arrière pensée que le palois pourrait vous faire gagner un Jaccuzzi. Première étape pour sprinteurs, dans un tour ou leurs opportunités seront limitées, ça arrivera au sprint. Là aussi, c'est du ultra classique, pas de virages à la con pour foutre le bordel comme sur le Giro (tentative assez pitoyable et critiquable pour faire du buzz en jouant avec la santé des coureurs par ailleurs), et donc une vraie autoroute de 700m de long pour déployer un vrai train. Donc là c'est pareil, c'est pas la journée pour miser sur Sebastien Hinault. Le Tour c'est le Tour, dans une étape comme ça, il y a 5 ou 6 très grands. Si Cavendish est malade, que Goss chute, et que Greipel est enfermé, ce qui est soit est déjà une conjonction aussi improbable que de croiser Paris Hilton au Musée Carnavalet, il reste toujours Sagan Kittel Farrar, qui restent hors de portée pour des sprinteurs moyens, capables peut-être de battre une de ces stars de temps en temps, profitant de circonstances particulières, mais incapables de gagner dans un final entre gros bras. Un Kenny Van Hummel ou un Hutarovich font de beaux outsiders, leur cote est tentante, et ils ont déjà battu Cavendish au sprint. Mais ils n'ont jamais, et ne battront jamais Cavendish, Farrar, Greipel, Kittel et Goss dans le même sprint. Du coup, bien que la cote à 40/1 d'un Renshaw paraisse anormalement élevée pour un type qui paraissait être aussi rapide que son patron certains jours, il faut se modérer, éviter de prendre Mr Betclic pour un idiot, et ne pas gaspiller ses Euros. Exemple très simple, Tour 2011 : 7 pures arrivées massives, seulement trois vainqueurs différents, et pas des moindres : Farrar, Greipel le gorille, et l'ogre Cavendish. Sans doute les trois meilleurs sprinteurs de 2011. Jouer la grosse cote sur le Giro, ça se tente. Les équipes sont plus faibles, et donc maitrisent moins le final, final qui est souvent plus tortueux, plus typé, et donc plus propice aux surprises, et il y a moins de très grosses têtes d'affiche. Deux seulement cette année, Cavendish et Goss. Sur le tour, il y a minimum 10 stars du sprint, et il n'y a pas de place pour la gagne pour ceux qui sont hors du cercle. 

On a donc notre short-liste de vainqueurs potentiels (en gros, les cinq ou six premiers noms qui sortent des bouches des bookmakers). Aujourd'hui, Cavendish, Greipel, Goss, Kittel, Farrar, Renshaw, et Sagan (lui il est dans la shortlist d'une bonne douzaine d'étapes de toute façon). Dernier paramètre pour aller plus loin, la forme, et l'équipe. Fondamental dans le cycliste moderne. Cavendish le reconnaît lui même, sans son équipe, on pourrait sans doute amputer un bon tiers de ses victoires à son palmares (et vu l'ego du mec, on peut sans doute penser que le vrai nombre se situe plus près des 50%). Cette année, deux équipes semblent au dessus du lot, la GreenEdge de Goss, et la Lotto de Greipel. Kittel aura peut-être un équipe dédiée à lui, mais bon un train Yann Huguet+Koen de Kort+ Tom Veelers, il y a plus bandant. Pareil pour Farrar, aidé par son pote Robbie "papy" Hunter. Le seul ticket qui nous fait presque autant rêver que McCain/Pallin en 2008, c'est Cavendish/EBH 2012. En 2011, Cavendish avait décidé de la jouer quasi sans train, avec juste Bernie Eisel et Renshaw pour lui tailler la route. Cette année, Eisel est toujours là, et EBH a remplacé Renshaw. Peut-être moins efficace vu que EBH est trop gentil pour sortir la tronconneuse et jouer à GTA avec ses copains Dean et Farrar à 70 à l'heure comme le faisait si bien Renshaw (et la plupart des Australiens et Kiwis d'ailleurs, no offence), il y a quand même une sacrée dose de talent par mollet. Reste Sagan. Lui, qu'il soit entouré de 10 mecs, ou tout seul, ça ne change rien, si il est le plus fort, l'ancien vététiste sait se mettre en bonne position pour aligner tout le monde. 
Du coup, on va éliminer Farrar (0 victoires en 2012) et Kittel (provisoirement en tout cas) de la gagne. Il reste Cav, Goss (maillot vert des sprints intermédiaires cette année) et Greipel (Le coureur qui a le plus gagné cette année). Personnellement, j'ai parié les trois sur le podium. 
Pour l'ordre, j'ai mis Cavendish premier justement parce que lui n'a pas cette année une équipe autour de lui. Or, une équipe c'est bien, mais ça demande des automatismes (mes que un club) que même la HTC de la grande époque n'avait rarement sur la première étape. Donc je vois bien la GreenEdge et la Lotto se faire déborder par un énorme EBH. 

Mon prono : 1 Cav 2 Greipel 3 Goss

P.S : Pitié Peter, ne fous pas en l'air ma belle théorie, comme les chinois du Japon.  

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25 juin 2012

Les dix leçons de Juin

Juin en vélo, c'est un peu comme Juin en tout. C'est pas mal, mais le meilleur est encore à venir. Il fait un temps pas trop dégueu, mais l'été arrive. On peut mater l'Euro, mais dans un mois il y a les JO. C'est blindé de jours feriés qui annoncent surtout les vacances qui arrivent. Bref, on a compris. 

Ben c'est pareil, pour le vélo. Après le traditionnel bad du mois de Mai à essayer sans succès de se la toucher devant les quatres jours de Dunkerque et le Circuit de Lorraine, et the cream of the cream, les boucles de l'Aulne, Juin nous offre la répetition du Tour, où le gratin est Dauphiné et Suisse. Si on ajoute à ça le bruit et l'odeur des championnats nationaux et de ses équipes à 25 coureurs qui nous foutent un beau bordel qu'on ne retrouve qu'une fois par an, on a un bon mois de vélo, juste avant le plus grand évenement sportif et médical du monde, le Tour de France. 

Et comme on l'a dit, le mois de Juin annonce souvent ce que le mois de Juillet va méchament confirmer (sauf pour Iban Mayo dans le mauvais sens, et Andy dans le bon). Du coup, c'est l'occasion de faire un petit bilan des courses, du Tour du Luxembourg au Championnat du Luxembourg, en passant par la route du Sud et les Boucles de la Mayenne, afin d'en tirer les bonnes conclusions et prédictions pour se faire plein de fric sur Betclic en Juillet. 

 

1) Comment parler pari en ligne sans évoquer la FDJ.com de Marc Madiot et Sandy Casar. Du cash, le Mayennais double vainqueur de Paris-Roubaix va pouvoir s'en faire avec ses jeunes de l'Est (Jura et Picardie, pas Ukraine et Pologne, on parle vélo pas porno) qui sont tous en train d'exploser. Pendant que Vichot 23 ans tape son étape du Dauphiné, Thibault Pinot (sans lien de parenté avec Jérome, dieu soit loué) met le bouillon à Valverde et Kreuziger dans la montée de Verbier. Du coup, en arrivant aux championnats de France fait pour son sprinteur Démare (20 ans), Madiot suit une stratégie simple et efficace : une valise d'un million en seringues d'EPO et ventoline, sur son poulain. Pas de bol, Démare se fait sauter sur la ligne par son futur ex-pote et désormais rival de coéquipier Nacer Bouhanni (21 ans). Allez Marco c'est pas grave, sur Betclic le premier pari est remboursé.

2) Wiggins avait écoeuré tout le monde sur Paris-Nice et le Tour de Romandie, s'accrochant dans les pentes, et mettant des pillules à tout le monde contre la montre. Jusqu'à l'étape de Joux-Plane du Dauphiné, il restait un dernier espoir au reste du monde, "Cette année, les organisateurs du Tour ont choisi des cols plus pentus que longs, un mec comme Wiggins sera pas à l'aise, c'est mort pour lui". Verdict dans les dix %%% de Joux-Plane, où l'Angliche devait dévisser, personne hormis les 32 kilos de Nairo Quintana dont on reparlera après n'a réussi à le lacher. Evans a quand même payé son attaque et risqué ses hanches de papi pour 10 secondes dans la descente. Tu te fais du mal Cadel, cette année c'est mort...

3) Francky est en forme. Et si le grand frère avait bluffé tout le monde? Invisible jusqu'à Mai où il a été envoyé (volontairement sacrifié ?) sur le front Italien par Bruyneel, on disait déjà que sa saison était foutue et que si un Contador sortant du Giro se faisait lacher par Voeckler sur le tour, lui ferrait grupetto tous les jours en compagnie de Remi Di Gregorio. Du coup, Francky décidé d'utiliser la ruse. Habitué à aller emmerder les grands pour se faire casser la gueule et sécher les cours tranquille au collège, pour aller pêcher avec Andy, il a fait pareil avec le Viking Alex Rasmussen, qui l'a gentiment balancé dans l'herbe. Du coup, il a pu abandonner parce qu'il avait mal à l'épaule , et s'économiser pour le tour. Surfant sur sa forme de Mai, il fait 3 facile sur le Tour du Luxembourg, et deuxième sur le Tour de Suisse. C'est ce qu'on appelle un moment charnière. Si comme il nous l'annonce, il est au top trop tôt après avoir été sur le pont en Mai et Juin, il nous fera une Mayo dans deux semaines. Si par contre, la forme continue de grimper, alors il nous fera une Andy et fera très très mal sur le Tour. A surveiller pour un podium. Verdict dès la Planche des belles filles, où le niveau de chacun sera revélé. Pour lui, l'équation est simple : il risque d'être plus tôt en forme que les autres, mais de coincer sur la fin du tour. Il faudra mettre le paquet dans le Jura et les Alpes, et miser sur l'attentisme de Wiggins et Evans dans les Pyrénées, en ésperant que Nibali n'ait pas les jambes pour faire tout péter en troisième semaine. 

4) Andy ne peut plus se passer de Contadope. Après un tour dantesque en 2010, où lui et l'Espagnol étaient une jambe au dessus des autres, Andy se sent seul sans son rival de toujours. Comme Ullrich avec Armstrong cinq ans avant. Blasé l'an dernier, il avait claqué une étape exceptionnelle pour faire taire les critiques, mais avait perdu par flemme d'attaquer Evans et sa caravane seul, sans pouvoir papoter et échanger des regards coquins avec Alberto une minute devant tout le monde. Du coup, il a fait comme Valbuena. Un beau plongeon au premier coup de vent, une hanche en moins, et l'assurance d'avoir le même planning qu'Alberto. Des bières devant le Tour en Juillet, et un mois d'Aout à bloc sous le soleil espagnol. Tant mieux pour lui, et tant mieux pour nous, au moins la Vuelta sera sympa à regarder. 

5) Tout bon pour Rolland. Honnêtement, il peut en surprendre plus d'un en Juillet, surtout que les dernières pièces du Puzzle se sont ajoutées en Juin. Premio, avec Gesink, c'est peut-être celui qui à eu la préparation idéale pour le tour. Il en a moins fait que des Nibali ou Wiggins, tout en étant très bon sur Liège-Bastogne-Liège pour se donner la confiance. Paradoxalement, la blessure de Mars qui l'a éloigné du vélo quelques semaines paiera peut-être en troisième semaine. Sur le Dauphiné, il est monté en puissance de jour en jour, courant dans l'optique du Tour, c'est à dire échappé à faire les efforts qu'il faut faire en Juin pour marcher en Juillet, et au final assez loin de la gagne, ce qui n'est pas si mal pour un coureur comme lui qui devra se faire oublier pour pouvoir faire des écarts en montagne. Pour lui, le deal est un peu l'inverse de ce qu'il est pour Frank Schleck. Sa forme va aller crescendo, il faudra être vigilant dans la plaine pour éviter de se faire piéger par des cassures, suivre dans les alpes, et si le Tour 2011 n'était pas qu'une étoile filante, il aura les jambes pour attaquer dans les pyrénnées, en troisième semaine, la où la course se joue traditionnellement. Chance, il risque d'être leader unique chez Europcar vu la blessure de Voeckler, ce qui est très très bon dans l'optique des premières étapes toujours piégieuses. Re-chance, il va sans doute trouver des alliés de circonstance chez les Gesink, Nibali, peut-être Schleck, qui doivent jouer à quitte ou double en montagne, pour éviter l'inévitable éxecution du dernier contre la montre signée Wiggins ou Evans. 

6) L'inconnue Nibali. Pour le coup, la leçon, c'est qu'il n'y en a pas, comme il n'y en a jamais avec Nibali. Lui, c'est le mec qui renverse à chaque fois la logique quand celle-ci semble sur le point de s'imposer. Quand on l'attend, il n'est pas toujours présent, et quand on ne l'attends pas, le requin attaque. Exemple, Liège-Bastogne-Liège. Absent des pronostics, personne ne pense à lui quand il met tout le monde d'accord et s'envole vers la victoire. L'italien est trop fort. Pourtant, quand il est sur le point de réussir le coup de bluff du siècle, il coince et se fait bouffer par Maxim Iglinsky revenu de nul part. Du coup, on se demande ce qu'on peut penser de son Dauphiné pourri. J'ai été le premier à penser qu'il en avait trop fait depuis le début de saison, courant partout et tout le temps (Argentine en Janvier, Oman en Février, Superstrong en Italie en Mars, énorme en Belgique en Avril) il était logiquement à la rue dans les alpes en Juin. Il assure qu'il sortait d'une grosse periode d'entraînement, et c'est vrai qu'aux championnats d'Italie, il était déjà mieux. C'est le facteur X du tour. Le mec qui ne gagnera sans doute pas, mais qui peut changer la donne en foutant ou non le bordel dans les cols, faisant les affaires des uns ou des autres. 

7) Lui, il veut son Ballon d'Or. Enervé qu'on ne parle que de CR7 et de Messi, Peter Sagan se met à planter comme Just Fontaine en 58. Après son quintuplé Californien en Mai, il score par quatre fois en Suisse. Christiano qui? Il peut faire très très mal sur le Tour, ultra favori au sprint dès que Cavendish sera laché, et sans doute Challenger N1 du Mannois le reste du temps. Grosse pièce pour le maillot vert. 

8) Sky = US Postal, en mieux. L'équipe qui peut jouer sur tout les fronts. Prologue, Wiggins choppe le jaune pour le garder jusqu'à Paname (jamais vu depuis 1928 et Nicolas Frantz), claquant au passage une étape de montagne et les deux chronos. De l'autre côté, Cavendish paye ses cinq étapes, son maillot Vert, et son doublé sur les Champs avec Boasson Hagen dans la roue, qui lui même claque les deux étapes que son boss laisse parce que trop flemard pour se faire mal dans les bosses. Délire de shooté? Peut-être pas tant que ça.

9) Nairo Quintana est un vrai. Dans la plus pure tradition Colombienne, il est le seul à pouvoir attaquer Wiggins&co dans Joux-Plane, et atomise tout le monde sur la route du Sud. Anthony Charteau, 3eme du général à quatre minutes en rage encore. "J'aurais du écouter Bernaudeau et le foutre dans le fossé quand c'était encore possible". Il sera sur la Vuelta en Juin, officiellement pour aider son leader JJ Cobo (à ne pas confondre avec JF Copé), officieusement, pour calmer Alberto et Andy en montagne, et faire de la pub pour la Colombienne. 

10) Knysna chez Radioshack. Ca peut être le feuilleton peopolo-cycliste de l'été, avec le BG Andy en une. Faut dire qu'on l'avait vu venir celui-là. Faire fusionner les hippies de chez Leopard (Leopard = Schleck =  Hippie) et les rednecks from Austin, Texas, de chez Radioshack (RS= Texas= Bush+Armstrong = le ranch et le colt à la ceinture), c'était aussi con que de mettre 100 millions sur Jay-Jay Okocha. Résultat, Andy boude, Frank boude, Chris Horner boude, Cancellara joue au legos avec sa clavicule, et Bruyneel, dans la merde jusqu'au cou dans l'affaire Armstrong, voit le navire couler sans pouvoir faire grand chose. Grosse pression pour Frank sur le tour. Mais avec un peu de chance, Klöden choppe une échappée fleuve vers Annonay, résiste dans les Pyrénées, lache le maillot dans la dernière étape de montagne, avant de signer un chrono du feu de dieu vers Chartres et gagner le Tour. Kaiser Klödi! 

11) Pirlo = Zizou : Des pirlouettes pendant 90 minutes, une Panenka "pour sortir les anglais de leur match", l'air d'avoir 40 ans depuis qu'il est poussin. What else?

Mention spéciale pour Brice Feillu en pré-retraite chez Saur Saujasun à 26 ans. Vous avez dit retour des régimes spéciaux? 

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11 juin 2012

L'équipe type de rêve du Dauphiné

Wiggins : Le Boss sauce texane, inlachable en montagne, trop fort contre-la-montre. Il répète qu'il est là pour faire le taf, avec serieux et sans arrogance, mais se permet de foutre tout le monde dans le rouge dans la dernière étape, "pour aller chercher Charteau". Lance, sors de ce corps.

M. Rogers : Comme Lance en son temps, Wiggo a sa garde rapprochée. Dans son rôle de garde-chiourme/chef de meute, l'australien a excellé. Comment ne pas se réjouir du retour au premier plan du facile huitième d'un tour 2006 de dingues, après avoir bossé trois semaines pour Klöden, et qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait. Prends ça, José Azevedo.

Arthur Vichot : Un des quatre du carré magique de l'Est de Marc Madiot (avec Thibault Pinot, Anthony Roux (dit "Roupette"), et Geoffrey Soupe (dit "le gaulois"), moins sexy mais moins con que la génération 87 des bleus), pour victoire au talent et pleine d'intelligence, à 23 ans. Un commentaire Hatem?

EBH : Parce que s'il était était leader, il en claquerait pas une, mais trois ou quatre. C'est balot d'avoir son talent et de se retrouver à devoir foutre des coups de casque pour dégager l'autoroute Cavendish dans un mois. Allez, avec sa belle gueule il se fera pas foutre dehors et pourra en claquer une quand le mannois sera à la rue dans les bosses. Déjà ça.

Rolland : A l'avant dès que la route s'est élevée, il a accumulé les efforts et les bornes en tête. Ca paiera en Juillet (ou pas).

Schleck : A l'arrière dès que la route s'est élevée, ou s'est pas élevée, ou descendait, il a trainé sa misère pendant 5 jours avant de faire une spéciale (ketchup-)Mayo dès le premier col. Ca paiera en Juillet (Keep cool Johan). En tout cas il a tout pigé. Pas le peine de faire 150 bornes devant à bouffer du vent pour faire le buzz. Pigé Stéphane Augé?

Quintana : A force, cette équipe type de rêve va ressembler à une compil des vainqueurs d'étapes. Mais bon, on est un peu obligés d'évoquer son cas. Tête de liste de la nouvelle génération colombienne dans la 5eme circonscription de Haute-Savoie, vainqueur du Tour de l'Avenir, c'est le nouveau Santi Bot... euh Luis Herrera, le nouveau Luis Herrera. RDV même heure, même endroit, dans deux ans et un mois. Pour les incultes, dans le col de Joux-Plane, sur le tour 2014.

Moreno : Quand Rodriguez est pas là, il fait le boulot, mais pour quatre fois moins cher, comme à Tijuana. Et sans les lunettes roses de cette petite tarlouze de Purito, s'il vous plait.

Directeur Sportif : Cadel Evans : Cadel est chiant, Cadel a pas de panache, Cadel gagne le tour en suçant les roues, whatever. N'empèche que sans Cadel l'intermitent du spectacle, on aurait eu le Dauphiné le plus chiant des vingt dernières années. Là c'était que le plus chiant des dix dernières années.

Posté par tgride à 13:37 - Commentaires [2] - Permalien [#]